
Titre Universitaire: Licence - équivalent Master
Fonction: Collaborateur diplomatique
Employeur: Département fédéral des affaires étrangères (DFAE)
Quel a été votre parcours?
Après une licence en Sciences politiques et en Relations internationales à Genève, j’ai obtenu mon premier emploi chez Arthur Andersen suite aux présentations d’entreprises à l’Institut. A l’approche de la trentaine et après cinq ans d’activité dans le privé, je me suis présenté au concours diplomatique.
Pourquoi des études à l’Institut ?
Passionné par les relations internationales et la politique en général, j’ai été très vite dirigé vers Genève et l’Institut. L’approche pluri-disciplinaire, le bilinguisme français/anglais et les cours proposés ont arrêté ma décision.
Pourquoi avez-vous choisi la carrière diplomatique?
C’était un rêve de gosse et l’envie de conjuguer travail et passion. C’est également le souhait de m’engager au service de la « chose publique » et de la défense des intérêts de mon pays.
Quelle fonction occupez-vous au DFAE et quelles sont vos responsabilités ?
Je suis collaborateur diplomatique à Berne au sein de la Division politique III qui a pour tâche de coordonner la politique suisse au sein de l’ONU et des organisations internationales (OI). Pour les domaines traités par notre Division, je suis plus spécifiquement en charge des questions en relation avec le Parlement et le Conseil fédéral ainsi que de la préparation des dossiers de visites. Je coordonne aussi la rédaction du rapport annuel du Conseil fédéral sur l’activité de la Suisse au sein de l’ONU et des OI.
L’Institut vous a-t-il bien préparé à cette carrière ?
Oui pour ce qui est de la culture générale, de la mise en avant de l’analyse pluridisciplinaire et de l’ouverture sur l’international. Paradoxe intéressant, l’Institut est moins fort sur l’analyse de son pays de résidence. L’Institut ne m’a pas sensibilisé aux défis ou aux spécificités de la Confédération.
Quels avantages l’Institut vous a-t-il apportés sur un plan intellectuel ?
L’ouverture, la curiosité, la présentation de différentes grilles d’analyse. L’enseignement de différentes branches et de leurs méthodologies respectives m’a donné de précieux outils qui me sont très utiles.
Quelles qualités vous semblent importantes pour mener à bien une carrière diplomatique?
Une grande curiosité, accepter une charge de travail importante et une flexibilité motivée tant par le souci du bien commun que par l’envie de défendre les intérêts de son pays.
Que conseillez-vous aux étudiants qui souhaitent s’engager dans cette carrière ?
D’acquérir un maximum d’expériences avant le concours, de bien connaître ses motivations profondes et de préparer à fond chaque étape du concours. Cette carrière est passionnante et hors du commun. C’est une vie particulière et pleine de défis, notamment pour la vie de famille. Il convient de bien en parler avec son partenaire.