Nadia Boehlen

Titre universitaire: Doctorat
Fonction:
Communications Manager
Employeur:
Greenpeace

Quel à été votre parcours?
J’ai toujours choisi mes études ainsi que mes emplois en fonction de mes intérêts du moment et des opportunités qui se présentaient à moi. Je n’ai jamais eu de plan de carrière précis. Après avoir obtenu mon doctorat en Histoire et politique internationales à l’Institut, j’ai enseigné le Français à l’Université de Salvador de Bahia. A mon retour en Suisse, j’ai notamment travaillé comme collaboratrice scientifique au Bureau cantonal pour l’Intégration des étrangers de Zurich avant d’être engagée chez Greenpeace, organisation pour laquelle je travaille depuis un peu plus d’une année.

Pourquoi avez-vous choisi d’étudier à l’Institut ?
J’ai choisi d’étudier à l’Institut, attirée par le contenu des enseignements prévus dans le cursus de DEA.

Quel est votre souvenir le plus marquant de vos études à l’Institut?
La qualité et la consistance de la plupart des enseignements.

Avez-vous travaillé en parallèle à vos études ?
Depuis l’âge de 14 ans, j’ai toujours travaillé à côté de ma scolarité et de mes études. Pendant mes études de DEA à l’Institut j’ai travaillé comme documentaliste à la Télévision Suisse Romande et comme animatrice pour une radio locale. Ensuite, pendant la rédaction de ma thèse de doctorat, j’ai obtenu une bourse du Fonds national suisse (FNS) de la recherche scientifique et des postes d’assistante d’enseignement à l’Institut et à la Faculté des Lettres de Genève.

Pour quelle raison avez-vous choisi une carrière dans une organisation environnementale internationale ?
La rédaction d’une thèse de doctorat est très stimulante intellectuellement, mais requiert une énorme quantité de travail en solitaire, ce que je n’étais pas prête à accepter le temps d’une vie. J’ai donc cherché un emploi qui me permettrait de travailler en équipe, tout en faisant appel aux outils intellectuels acquis lors de mes études. La position que j’occupe actuellement chez Greenpeace répond à ces deux pré-requis.

Quelle position occupez-vous au sein de Greepeace et quelles sont vos responsabilités ?
Chez Greenpeace j’occupe le poste de responsable de communication (Communications Manager). Dans cette fonction, je suis chargée de la communication en Suisse des différents thèmes de campagnes, nationaux et internationaux, ainsi que de la communication générale liée à l’organisation. Cette fonction comprend un travail de diffusion ciblée de l’information tant auprès des médias que d’un public plus large.

Selon vous, quelles sont les qualités nécessaires pour faire carrière dans une organisation internationale?
Pour réussir une carrière au sein d’une organisation internationale, il faut de solides capacités analytiques, et notamment la faculté de développer des visions stratégiques quels que soient les sujets abordés. Il faut en outre savoir communiquer et coopérer avec des milieux et des niveaux hiérarchiques extrêmement variés.

L’Institut vous y a-t-il bien préparé ?
L’Institut prépare extrêmement bien ses étudiants sur un plan intellectuel et développe leur capacité à communiquer sur des sujets variés. Toutes les autres qualifications professionnelles telles que méthodes spécifiques de communication, méthodes de gestion de projet, de team ou stratégique, programmes informatiques et autres fioritures du monde professionnel qui évoluent souvent aussi rapidement et inutilement que des modes, s’acquièrent aisément en emploi.

Quels sont les avantages que l’Institut vous a donné d’un point de vue intellectuel ?
Les études à l’Institut permettent d’acquérir une polyvalence intellectuelle. De fait, quel que soit le département choisi, le cursus en Relations internationales fournit l’ensemble des connaissances et des méthodes de réflexion nécessaires pour cerner les différents enjeux professionnels propres aux milieux des organisations internationales.

Quelles sont les compétences que vous avez acquises lors de vos années à l’Institut ?
La faculté d’aborder n’importe quel domaine de politique internationale, de la crise alimentaire et passant par le terrorisme, les migrations internationales ou le réchauffement climatique, et de mesurer le rôle et le poids des différents acteurs, milieux gouvernementaux, sociétés civiles ou multinationales, dans le cadre de ces différents domaines.