Les Actes du colloque - Collection Yvonne Preiswerk

Collection Yvonne Preiswerk, publiés par l'Institut, avec le soutien de la Commission nationale suisse pour l'UNESCO et la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC).

Les ouvrages sont disponibles gratuitement aux Publications de l’Institut. Ils sont également en ligne ci-dessous.

2008

Vents d'Est, vents d'Ouest. Mouvements de femmes et féminismes anticoloniaux

Dirigé par Christine Verschuur.

Berne, Genève: DDC/UNESCO/IHEID

Si l’existence du champ de savoir « genre et développement » n’est plus niée, ses apports théoriques et pratiques sont loin d’être reconnus comme ils le devraient. La construction de ce champ de savoir a été jusqu’à présent dominée par les chercheurs basés dans les pays occidentaux et situés en particulier dans le système académique, même si ce savoir s’est souvent nourri de l’analyse des pratiques et des réflexions critiques développées par des mouvements de femmes et des féministes de pays du Sud – et ce avant la mise en place de programmes de coopération.
L’ouvrage qui prolonge le colloque genre « Vents d’Est, vents d’Ouest : mouvements de femmes et féminismes anticoloniaux » s’inscrit dans la volonté de rompre la division du travail intellectuel entre les penseurs de l’Est et de l’Ouest. Le vent tourne, « l’autre » prend la parole, se représente lui-même.
Les actes du colloque donnent la parole à des chercheuses et à des organisations de femmes d’Inde, du Brésil, d’Iran, de Chine, d’Afrique du Sud, de Palestine, du Sénégal ou d’ailleurs encore. Celles-ci analysent l’histoire des luttes et des révoltes contre les inégalités entre hommes et femmes ainsi que la construction de la pensée sur le genre dans les pays du Sud, jusqu’à présent particulièrement sous-éclairées. Elles évoquent les apports des femmes aux transformations politiques, aux luttes anticoloniales, aux luttes pour des droits. Ce faisant, elles déconstruisent une certaine image coloniale de « la » femme du Sud, celle d’une femme démunie, impuissante, qui serait un objet construit, pour affirmer que les femmes du Sud sont diverses et se sont constituées en sujets de leur histoire.
 

2005

Des brèches dans la ville. Organisations urbaines, environnement et transformations des rapports de genre 

Textes réunis par Christine Verschuur et François Hainard

Depuis 1995, l'IUED organise des colloques, dont les actes sont publiés annuellement, sur des thématiques qui croisent l'analyse critique du développement et les transformations des rapports de genre. Le premier colloque, en 1995, s'intitulait « Villes, environnement et genre ». Le colloque de 2005 s'est proposé de faire un bilan de la recherche internationale qui avait émergé à la suite du premier colloque, conduite par un réseau d'équipes de chercheurs durant sept années dans sept pays différents : Argentine, Brésil, Cuba, Burkina Faso, Sénégal, Bulgarie et Roumanie. Cette recherche, menée dans le cadre du programme MOST (Management of Social Transformations) de l'UNESCO, était coordonnée par Christine Verschuur (IUED) et François Hainard (Université de Neuchâtel).

L'urbanisation grandissante de la population dans les pays du Sud entraîne de rapides transformations des conditions de vie et des rapports sociaux, notamment entre hommes et femmes. Les inégalités sociales s'approfondissent, la mondialisation a des incidences considérables sur les transformations du travail (notamment celui des femmes), sur l'accès aux services de base et sur l'environnement.

Particulièrement touchées par la dégradation de l'environnement et devant le manque de services publics, les femmes interviennent dans les mouvements de base, dans les quartiers, ou à d'autres niveaux pour s'organiser, résister, proposer. En dépit des diverses pressions qu'elles subissent, elles revendiquent et obtiennent de nouveaux espaces de négociation, d'action, de remise en question des rapports de pouvoir. L'objectif du colloque était de rendre compte comment l'introduction d'une perspective de genre ouvre de nouvelles pistes de compréhension et de réflexion et des recommandations pour appuyer ces mouvements de base et les diverses instances qui interviennent dans le domaine de l'environnement urbain.

2004

Femmes en mouvement. Genre, migrations et nouvelle division internationale du travail 

Textes réunis par Fenneke Reysoo et Christine Verschuur

DDC/Unesco/IUED, Genève, 2004, 286 p.

L’enjeu du colloque (et des actes) sur les migrations et la nouvelle division internationale du travail est de faire une déconstruction des idées reçues sur la migration (ses causes, ses effets, ses dangers, etc.) pour montrer la diversité du phénomène en termes de sources et d’alternatives de développement, mais aussi en termes d’abus et d’hypocrisie. Il s’est, en effet, avéré que ce n’est pas par l’amplification de la coopération technique ou par la libéralisation du commerce que l’on peut freiner ou arrêter les flux migratoires. N’en déplaise aux politicien-ne-s des pays occidentaux qui plaident contre l’immigration.

Bien que le thème du colloque genre 2004 soit très vaste, nous avons essayé de mettre en avant un nombre d’axes prioritaires qui ont fait l’objet des réflexions, débats et discussions:

  • Migrations à l’époque de la mondialisation néolibérale (composition, ampleur, motivations).
  • Trajectoires migratoires selon le genre (tendances, contextes et impact).
  • Nouvelle division internationale du travail et développement.
  • Modification de la division sexuelle du travail.
  • Prostitution et trafic de femmes (importance économique).
  • Nexus entre le local et le global (études de cas, y compris des expériences d’immigrées à Genève).
  • Déconstruction des discours politiques, aussi bien au Nord qu’au Sud.
  • L’importance de l’approche des droits humains.
  • Nouveaux espaces d’ouverture, d’organisation et citoyenneté.

2003

On m'appelle à régner. Mondialisation, pouvoirs et rapports de genre 

Textes réunis par Fenneke Reysoo et Christine Verschuur

DDC/Unesco/IUED, Genève, 2003, 258 p.

Afin de garantir des possibilités de travail et de revenu dans des conditions décentes, il est important de pouvoir influencer les processus et structures politiques responsables des mesures économiques.
Quels sont les structures et mécanismes de prise de décision ?
Où se situent les centres de pouvoir et y a-t-il eu des déplacements de ces centres de pouvoir sous l’influence de la mondialisation ?

Dans un tel contexte, comment doit-on s’organiser pour intégrer la perspective genre et comment peut-on continuer la lutte pour réaliser l’égalité de genre dans notre monde ?
Les différents exposés de nos interlocuteurs et interlocutrices, venu-e-s d’horizons divers, nous aideront à éclaircir cette relation complexe entre mondialisation, genre et prise de décision/gestion des affaires publiques.

2002

Economie mondialisée et identités de genre 

Textes réunis par Fenneke Reysoo

DDC/Unesco/IUED, Genève, 2002, 221 p.

Mode ou pas, la réalité de la globalisation semble incontournable. Du fait que les femmes sont de plus en plus intégrées dans les processus de production et de consommation mondiaux, la globalisation induit la redéfinition des rôles sociaux des femmes et des hommes. Cela nous incite à examiner la relation entre genre et globalisation. Comment les développements politiques et économiques des dernières décennies affectent-ils la vie quotidienne des femmes, et quelles retombées sur les rôles « traditionnels » des hommes observe-t-on ? Plus encore, on peut se demander comment le « genre » en lui-même structure le processus de globalisation.
Les intervenants au colloque 2002 "économie mondialisée et identités de genre" ont exprimé leur point de vue sur quelques questions:
La mondialisation de l’économie a-t-elle induit la marginalisation ou l’autonomie des femmes et d’autres groupes sociaux sous-privilégiés ?
Comment les politiques de la mondialisation économique peuvent-elles être influencées de façon à mener vers un développement durable et l’égalité de genre ? Ou s'agit-il d'une contradiction ?
Comment l’économie mondialisée affecte-t-elle la vie et le travail des femmes et des hommes au niveau local ?
Comment les politiques macro-économiques utilisent-elles les constructions du féminin et du masculin dans leurs récits de légitimation ?

2001

Hommes armés, femmes aguerries. Rapports de genre en situations de conflit armé 

Textes réunis par Fenneke Reysoo

DDC/Unesco/IUED, Genève, 2001, 250 p.

Les conflits armés sont à la une de l’actualité. Les rôles des hommes et des femmes dans ces conflits sont généralement présentés dans les médias comme une simple dichotomie: les hommes sont des acteurs actifs, les femmes des victimes passives de la violence de la guerre. Cependant, la réalité de la guerre est beaucoup plus complexe et demande à être nuancée. L’ouvrage Hommes armés, femmes aguerries aborde la guerre comme une rupture sociale profonde en tenant compte des rapports de genre.

2000

Quel genre d'homme ? Construction sociale de la masculinité, relations de genre et développement 

Textes réunis par Christine Verschuur

Les colloques genre de l'IUED : Collection Yvonne Preiswerk

DDC/Unesco/IUED, Genève, 2000, 190 pages.

"L'une des failles dans les études “Genre et Développement” , où de nouveaux outils et approches sont nécessaires, concerne les hommes. (…) Les écrits sur les hommes et sur les questions liées à la masculinité sont relativement récents, et reflètent une reconnaissance tardive que les hommes eux aussi ont des identités de genre (culturellement construites). " (Andrea Cornwall, 1997). Si ces études sont récentes, datant d'une dizaine d'années, celles sur " “Genre et Développement” " incluant cette approche sont encore rares.
A l'idéal de soi que les hommes sont censés poursuivre (ce que Connell appelle donc la " masculinité hégémonique "), se superpose - dans les programmes de développement - un modèle masculin occidental. En quoi l'interrogation sur la construction sociale du modèle masculin dans les différentes sociétés permet-elle d'ouvrir le débat sur la possibilité de repenser et de reconstruire différemment les modèles masculins et féminins et les rapports hommes-femmes ? Et comment pourront, dans ce débat, être abordées et négociées les questions de pouvoir, inhérentes à la notion de rapports sociaux ?

1999

Tant qu'on a la santé. Les déterminants socio-économiques et culturels de la santé dans les relations sociales entre les femmes et les hommes 

Textes réunis par Yvonne Preiswerk et Mary-Josée Burnier

280 pages,1999

(coédition avec la DDC et la Commission nationale suisse pour l'UNESCO)

Comment et dans quelles conditions les rapports sociaux entre hommes et femmes influencent-ils la capacité des gens à prendre soin quotidiennement de leur vie et à faire des choix ? Comment la prise en des rapports sociaux entre hommes et femmes permet-elle une autre lecture des déterminants de la santé ? Si on admet que les rapports sociaux entre les hommes et les femmes transforment les facteurs déterminants de la santé, quels sont les changements à apporter dans nos pratiques et dans celles des intéressés, tant dans la formulation des politiques que dans la mise en œuvre de projets ?

1998

Les silences pudiques de l'économie. Economie et rapports sociaux entre hommes et femmes

Textes réunis par Yvonne Preiswerk, avec la collaboration de Anne Zwahlen

280 pages, 1998

(coédition avec la DDC et la Commission nationale suisse pour l'UNESCO)

Les théories économiques restent généralement silencieuses sur la manière dont les rapports sociaux entre hommes et femmes affectent le développement économique. A l'inverse, comment ces mêmes processus déterminent-ils les rapports de genre ? C'est ce silence, cette "neutralité", ce non-dit, ce non-visible de l'économie que nous voulons davantage interroger ici en choisissant trois domaines significatifs dans lesquels se développent les politiques : l'ajustement structurel, les nouvelles règles du commerce mondial et le microcrédit.

1997

Créativité, femmes et développement (épuisé)

Textes réunis par Yvonne Preiswerk, avec la collaboration de Marie Thorndahl

265 pages, 1997

(coédition avec la DDC et la Commission nationale suisse pour l'UNESCO)

Au moment où le développement peut être mis en cause, sur le terrain les gens créent, métissent, bricolent, coopèrent dans des univers économiques, sociaux et culturels inattendus et nouveaux. En croisant la créativité et le développement avec l'analyse de genre, cet ouvrage tente de lier les différents éléments autour d'un meilleur partage de l'accès au pouvoir et aux décisions. Les femmes qui souvent agissent dans l'urgence et la survie façonnent, c'est certain, de nouveaux comportements sociaux face aux dominations diverses des institutions et des hommes.

1995

Femmes, villes et environnement (épuisé)

Textes réunis par Yvonne Preiswerk et Isabelle Milbert

229 pages, 1995

(coédition avec la DDC et la Commission nationale suisse pour l'UNESCO)

Mettre en perspective, comme hypothèse de travail, le couple ville/environnement lié à la question des femmes surprend doublement par son nouvel éclairage. D'une part, les inégalités de "toujours" hommes et femmes s'éclairent de façon originale dans le contexte urbain. On y perçoit comment l'un et l'autre sexe vit de manière différente, travaille différemment, agit ou subit différemment les urbains de l'environnement. Dans cette perspective, la ville est prise comme cadre de vie avec ses répercussions propres. D'autre part, en prenant la ville non plus comme contexte mais comme "productrice" de rapports sociaux et de sens, on perçoit comment l'urbain distille et reproduit de spécifique les inégalités entre hommes et femmes.