En prévision du 100e anniversaire de l’Institut, qui sera célébré en 2027, l’Institut a réalisé une série de vidéos avec ses prestigieux et prestigieuses alumni·ae, professeur·es et ami·es.
Dans cette vidéo, Davide Rodogno, directeur adjoint de l’Institut, rencontre Philippe Burrin, professeur d’histoire internationale et de politique internationale de 1987 à 2004, puis directeur de l’Institut de hautes études internationales (HEI) et de l’Institut de 2004 à 2020.
Historien de renom, spécialiste de l’histoire européenne du XXe siècle, Philippe Burrin a marqué durablement l’Institut par son engagement académique et son rôle déterminant dans la transformation de l’institution. Nommé directeur en 2004 avec pour mission de redynamiser le HEI, il se retrouve rapidement au cœur d’un projet qui allait redéfinir le paysage de l’enseignement supérieur genevois : la fusion du HEI et de l’Institut universitaire d’études du développement (IUED).
Dans cet entretien, Philippe Burrin revient sur les circonstances qui ont conduit au rapprochement de ces deux institutions aux histoires, aux cultures et aux missions très différentes. Il explique comment des enjeux de gouvernance, d’infrastructures et de politique universitaire se sont conjugués pour favoriser la création d’un nouvel Institut capable de répondre aux grands défis mondiaux du XXIe siècle.
Il évoque les acteurs clés de cette transformation, notamment Charles Kleiber et Charles Beer, ainsi que les défis humains et institutionnels inhérents à toute fusion. Il souligne l’importance d’une gouvernance renouvelée, d’un soutien politique fort et d’investissements conséquents qui ont permis de renforcer l’autonomie de l’Institut, de développer sa recherche et d’accroître son attractivité internationale.
Philippe Burrin revient également sur la naissance de la Maison de la paix, symbole concret de cette nouvelle dynamique, ainsi que sur la croissance spectaculaire des ressources de l’Institut, du nombre de candidatures étudiantes et des financements de recherche obtenus au cours de la décennie qui a suivi la fusion.
Enfin, il propose une réflexion plus large sur l’évolution de l’Institut depuis sa création. Selon lui, la fusion a ouvert une troisième grande étape de son histoire en lui donnant les moyens d’aborder les enjeux globaux contemporains. Il rappelle que la force de l’Institut réside dans sa capacité à conjuguer excellence disciplinaire et interdisciplinarité, recherche académique et expertise, tout en maintenant un équilibre entre service à la communauté internationale et indépendance critique.